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La Cité Fleurie, un havre de paix au cœur de Paris.

Derrière la grille du 65 boulevard Arago, se cache un oasis propice à la création : La cité fleurie accueille des artistes depuis la fin du XIXème siècle.

Je l’ai découverte au hasard d’une promenade, un jour d’été. Alors qu’il me voit intriguée devant la grille, un élégant Monsieur me propose de visiter. Il ouvre, entre, je lui emboîte le pas et je découvre, en passant le premier porche, un petit quartier d’ateliers nichés au coeur du 13ème arrondissement. 

En 1878, la Cité n’est alors qu’un terrain vague de 2000 m2 lorsque l’architecte Montmorin-Jentel entreprend de construire une trentaine d’ateliers d’artistes avec les matériaux provenant du démontage du pavillon de l’Alimentation de l’Exposition Universelle. Dix ans plus tard la Cité fleurie est achevée.

Les résidences forment un ensemble d’ateliers homogènes dont les pignons sont inspirés du style balnéaire à colombages et ouverts par de larges baies vitrées.

La cité fleurie, totalement privée, est composée de plusieurs espaces distincts. Au delà du premier porche les ateliers s’articulent autour d’un grand jardin central charmant et bucolique. 

En passant le second porche nous pénétrons dans un espace plus vert, plus sauvage : la cité verte. Elle rejoint la rue Léon Nordman.

Depuis la fin du XIXeme siècle, les artistes se succèdent et contribuent à rendre le lieu célèbre et lui donner son âme. Parmi eux comptent Eugène Grasset , l’un des initiateurs de l’art nouveau, et Pierre Roy, peintre surréaliste. Gauguin trouve refuge dans l’atelier de Daniel de Monfreid. Modigliani séjourne au 9, Jean-Paul Laurens puis César Domela au 22. Rodin, Bourdelle et Maillol y font patiner leurs bronzes.

Dans les années 1970 La cité est menacée par un projet immobilier. Henri Cadiou, Fondateur du « mouvement Trompe-l’œil/Réalité, y vit depuis 1935 avec sa famille. Il « baptise » alors la résidence « la Cité Fleurie » comme contrepoint à l’envahissement urbain. La cité fleurie, au coeur d’une lutte environnementale, devient une ZAD. Les artistes auront gain de cause et en feront un site protégé grâce à l’implication du président de la République de l’époque, Valéry Giscard-d’Estaing. 

La cité Fleurie est classée Monument Historique depuis 1976.

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